Les kamikases dans les torpilles sous marines

05/01/2014 15:03

Les kamikazes japonais durant la Seconde Guerre mondiale n'ont pas opéré que par avion. Des torpilles sous-marines nommées "kaiten" contenant des tonnes d'explosif étaient pilotées par un homme situé à l'intérieur. Cependant, leur manipulation était complexe et leur efficacité limitée, mais elles permirent quand même de couler le destroyer USS Underhill.

Mise à l'eau d'un Kaiten

 Dès les années trente, un groupe secret de marins Italiens cherchaient à développer des torpilles pilotables, qui donneront plus tard les fameuses "Maïales". Mais ces dernières n'étaient que des véhicules de transport. Les Allemands conçurent également en 1945 divers types de submersibles de poche et de torpilles pilotées, qui cette fois étaient quittées par leur utilisateur, en combinaison de plongée, peu avant l'impact, barre bloquée. Une torpille pilotée a cet avantage de pouvoir intervenir avec beaucoup plus de précisons, au contraire de celles qui sont lancées dans le feu de l'action: C'est un peu la comparaison de l'obus et du missile: L'un est un projectile libre dont les chances de succès dépendent de nombreux facteurs, l'autre est dirigé de frappe de la manière la plus efficace. Bien avant l'apparition des têtes chercheuses, (et bien que les derniers submersibles Allemands disposaient de redoutables torpilles acoustiques) c'est un être humain qui devait se charger de cette tâche, action dangereuse dans un cadre "normal", mais qui devenait parfaitement simple dans un cadre aussi extrême que le fanatisme Japonais à la fin de la guerre. C'est ainsi que naquirent les "torpilles kamikazes."
C'était une arme "jetable", constructible en très vastes quantités, une arme du désespoir. Techniquement, elle s'appuyait sur le corps d'une torpille standard de 610 mm (Type 93), que l'on avait modifiée et agrandie pour avoir une plus grande autonomie et porter une charge offensive nettement plus importante, avec de la place pour un poste de commande rudimentaire: Le pilote était sanglé à bord, sous une bulle de plexiglas, verrouillée avant lancement (mais pas pour les premières, où on envisageait encore de sauver la vie de son pilote), et se dirigeait à l'aide d'un simple manche. La vitesse était pré-définie au départ, réglée sur 30 noeuds (47 Km/h). Une partie de cette torpille était un corps de ballast, qui lui permettait de rester immergé à une certaine profondeur. Le moteur était le même que les torpilles standard, à oxygène liquide. L'autonomie était donc extrêmement limitée, et ces "unités" étaient opérés depuis des destroyers, des transports de troupes et autres navires reconvertis. 400 environ furent produits de cette série 1. On ne leur connaît pas de succès flagrant en opération.